welcome to my mind

 

 

~Un rien l’amène, un rien l’anime, un rien la mine, un rien l’emmène.~
 Queneau

 


Les sentiments sont subis et sublimés.

Ici et pas ailleurs, des textes en vrac, instants présents, ou miettes des années passées.
Du vieux, du récent, du vrai toujours.
Des sentiments éparpillés, gaspillés, passés, trépassés, jamais oubliés. Des états d'âmes, des coups de gueule, des coups de spleen.

Rien de chronologique, ni aucune logique.

Juste moi.

 

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Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /Juil /2007 11:44

Comme la brume au bout du quai, comme l'inconnu qui m'attend, ma vie ressemble à cette absence de tout, cette absence de toi. Entre chien et loup, entre ombre et lumière... J'avance sans le savoir et je recule en le sachant... J'avance à reculons, je ferme les yeux et inspire... Je ne veux pas voir le regret venir.
L'excitation de "maintenant" se mêle au néant d'hier, à la peur de demain. Mon chemin disparait dans cette image vaporeuse... Empreinte de "peut être", de "j'espère", de "j'ose", de "je me retiens", empreinte de moi et de mes doutes... Empreinte d'elle, de lui, d'eux sans doute...

Par ShimeR - Publié dans : Moi
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 19:25

Ces éclaboussures de vies, de ce gens que tu croises et qui te laissent chacun cette marque indélébile...
Le temps passe et tu ressemble à un pot pourri. Composé de chaque être, chaque situation, chaque instant saisi, chaque épreuve de vie.
Tu garderas toujours un peu d'eux en toi. Eux... qui t'ont fait toi. Par la force des choses, par la force du temps... Tu gardes ces éclaboussures précieusement, même douloureuses, même périlleuses... ou savoureuses. Tu n'as qu'à te regarder toi pour les retrouver eux... eux en toi, comme une symbiose parfaite, ils se sont  fondus en toi... tu t'es fendue pour eux. Eux... qui t'ont fait toi ; toi qui fait tout pour qu'ils soient eux.
Voient-ils la douleur qu'ils provoquent? Savent-ils ce que tu ressens pour eux? Que tu pleure pour eux? Tu te terres et cache ces larmes si précieuses que tu vides d'eux, cette souffrance inévitable qu'ils te laissent... Tu fends ton être tandis qu'ils se fendent les joues. Tu restes tapie dans l'ombre, tandis qu'ils laissent passer la lumière...
Tu resteras ce pot pourri, impreigné de tant de vie, leurs vies à eux.
Mais qui osera se fendre... pour toi?

Par ShimeR - Publié dans : Eux
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Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /Juin /2007 10:25

Un souffle, presque imperceptible, souffle de vie donné... aussitôt reprit.
Une idée qui effleure, un mot qui frôle l'envie; l'envie de tout et plus que tout de rien. L'envie de sentir ce souffle reprendre vie, de ne plus entendre ce râle sourd... de ne plus me laisser envahir par le vide.
Juste envie que la respiration reprenne son cours, aussi courte qu'elle puisse être. L'envie reste.
Je rejette le dernier soubresaut.

Par ShimeR - Publié dans : Lui
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 10:23
J'ai perdu la saveur, et le goût des jolies choses.
Je me coupe de mes certitudes.
J'en ai trop supporté, tolérer la souffrance ne donne pas le droit d'en abuser.
La confiance et l'honnêteté sont des qualités qui ne s'apprennent pas... mais se donnent et se prennent tour à tour,  jusqu'au non-retour... la souffrance... abattue.
On ne m'y prendra plus.
Par ShimeR - Publié dans : Eux
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 17:37

Tu te réveilles un matin, et tout te semble différent. Tu voulais juste avoir plus, finalement, tu as moins.
Ta tête te fait mal... tes yeux te font mal... tout ton être est pris dans ce mal qui finit par te ronger.
Il y en a qui s'en débrouille... et il y en a qui dérouille.
Tu aurais voulu savoir dans quelle impasse tu as paumé ton coeur. Seulement tu as oublié le chemin.
Les vapeurs insouciantes de la veille te rappelle que tu ne peux plus te rappeller.
Que ce chemin que tu as parcouru n'avait rien de bon, rien de sain, et rien de léger.
Tu as oublié que l'amour c'est quite ou double. Et que généralement c'est double.
Que ca ressemble à cet espèce de serpent sournois qui t'attrappe au passage, et qui t'avale comme ca... comme rien.
Tu as oublié que la douleur va de pair.
Que c'est une espèce de machine qui te broie... et si tu t'en relève une fois... rien ne garanti de s'en relever deux.
Tu as juste oublié que c'était pas pour toi.
Et pourtant... Pourtant... t'aurais tellement aimé...

Par ShimeR - Publié dans : L'autre Toi
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 10:12

Quand tu te sens remplit de rien, et que le "rien" pèse lourd...
Quand il se met à pleuvoir et que l'envie te prend de rester sous la pluie...
Quand ton seul intérêt est de rester sous la couette, lové dans ton cocon...
Quand tu reste à ta fenêtre, à regarder la vie dehors...
Quand il n'y a rien d'autre que toi, le silence et un regard flou...
Quand le temps passe et qu'il ne passe pas...
Quand ton corps te presse de bouger et que ton mental ne sait pas où aller...
Quand tu as envie de prendre de la hauteur et de changer d'angle de vie...
Quand tu as un besoin inexpliqué de langueur exarcerbée...
Quand rien ne compte, pas même ce qui compte...
Quand tu n'as pas peur, pas d'intérêt et pas d'envie...
La Mélancolie, c'est entre samedi et dimanche...
La bascule imperceptible entre le regret de l'euphorie à peine passée, et la tristesse qui pointe le bout de son nez.

Par ShimeR - Publié dans : Moi
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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /Juin /2007 18:57

Deux pas en arrière, tête baissée, tu as donc pris ta décision.
Chacun son chemin et chacun sa chimère. Chacun sa misère.
Je dois passer, te dépasser, et passer par dessus tout. Je dois vivre comme si chaque instant vécu n'était pas perdu. Je dois vivre comme si tous ces moments passés n'avaient pas existé. Comme si tu n'étais jamais entré dans ma vie, c'est tellement plus facile que dire que tu en es sorti.
Je dois vivre et ne rien laisser paraitre, te laisser disparaitre. Infime, infâme... et ce sourire affable. J'affabule... Je dois exister comme si tu n'avais jamais exploré ma bulle.


Bonne route...
Peut être plus tard... ou peut être trop tard

Par ShimeR - Publié dans : L'autre Toi
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 10:19

anti_bug_fckSouvenirs passés qui reviennent en mémoire
Le bonheur fâné d'un baiser d'un soir, la douceur des sentiments avant que le temps ne les gâche, et le plaisir retrouvé de la somnolence forcée.
Je me bacle et m'enivre.
Quelle est la réalité et est-elle mienne? d'où vient ce sentiment d'un bonheur brisé qui ne se reconstruit plus?
Souvenirs passés d'un moment de tendresse partagé
Tu m'as usé comme on s'use au bonheur, comme les espoirs vains, ceux qui s'envolent tout à coup, quand le regard se vide en même temps que les veines... quand l'image stagnante est le dos d'un homme.
Tu m'as gâché, comme on se gâche par trop d'amour.
Souvenirs laissés sur le côté, parce que... fini de penser... Je me suis scarifiée, et tout est passé.
Les souvenirs n'ont plus la même saveur, la souffrance n'est plus la même douleur.
De toi, il ne me reste que la peur.

Par ShimeR - Publié dans : Toi
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 21:02

anti_bug_fckLes blessures de la vie sont comme des fissures dans le ventre de la Terre , on pense avoir remis suffisamment de tourbe par-dessus et avoir fait pousser de jolies fleurs… Un jour, avec un mouvement un peu différent des autres, la fissure s’ouvre à nouveau, laissant remonter à la surface le néant, enfermé depuis si longtemps… et les lys si jolis prennent un air penché un peu suspect, sont-ils prêts à tomber ? Tentent-ils de se redresser ? Ils tiennent en équilibre sur le flot des sentiments, qui se décuplent les jours passant.

Les images remontent, reviennent, repartent… sans qu’on s’y attende… elles surgissent comme une évidence, sous la peine des jours pluvieux, et sous l’allégresse des jours heureux… elles se mêlent au quotidien, comme un monde parallèle… et l’on passe de l’un à l’autre, sans peine, sans difficulté… l’étape est difficile à passer, alors on se retrouve de l’autre côté. On vogue sur les doutes, et la tristesse, et la mélancolie… et la nostalgie d’un avant si dur et si doux… on se remémore, et même le chagrin nous laisse un petit gout doux acidulé, comme un petit bonbon dans son emballage, il agresse les papilles, et pourtant, pourtant… que peut bien faire un délice amer dans un arrière-gout de miel ? s’il y a du bon et du mauvais dans tout… cette mélancolie peut aussi nous laisser entrevoir un soupçon d’extase et de bonheur intense ?

L’extase est peut être justement faite de ses moments de douleur, où justement on sait lorsqu’elle arrive, là près de nous, et nous caresse des yeux en relevant notre menton… peut être qu’elle arrive à point pour nous faire comprendre que le chagrin est un petit passage de rien, un petit instant anodin, dans une vie si douce… le mélange des sentiments fait le sentiment. Et si l’angoisse, la jalousie, la possession était des morceaux de « je suis » se dressant à côté de « je t’aime » ?

Par ShimeR - Publié dans : Toi
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 19:49

Ne me gâche pas. Fais ce que tu veux de moi, mais ne me gâche pas. Je me suis déjà bien assez gâchée comme ça. Je me suis éparpillé le coeur, je me suis brûlée au bonheur. J'en garde une souffrance inépuisable et un sentiment de peur redoutable.


Ne me gâche pas, ou gâches-toi avec moi. Il n'y a plus rien à reconstruire, plus rien à guérir. Il n'y a qu'un coeur vide... comme la serrure crochetée d'une boite à musique.

Par ShimeR - Publié dans : Lui
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